Pour masquer la vérité sur la mise en place d’un système de contrôle 100% scanning au port autonome de Douala ( PAD), notamment la nécessité de renforcer la sécurité portuaire et le contrôle des flux, certains ennemis de la nation alimentent la polémique pour dissuader l’opinion.
Les débats sur le scanning au port de Douala sont étonnants, surtout quand on sait que Transatlantic D opère sans problème à Kribi, un port en eau profonde avec des enjeux plus importants. Le scanning à 100% est une exigence des normes de sécurité, notamment le code ISPS, qui stipule que toutes les cargaisons doivent être scannées à l’entrée comme à la sortie. La mise place de cet outil intervient dans un contexte de persistance de la contrebande et de la contrefaçon, alimentée par un dispositif de contrôle aux frontières jugé peu efficace. Ce qui a amené les autorités portuaires à prendre les dispositions nécessaires pour s’offrir un système plus fiable et performant. Le choix a été porté sur l’entreprise Translantic D.
D’autant plus à Kribi, Transatlantic D met à disposition les informations et fichiers dans une base de données accessible à tous les acteurs, notamment les douanes, les eaux et forêts, la police et les corps et services spéciaux. Cela fonctionne parfaitement, et personne n’a jamais entendu parler de problème là-bas.
À Douala, le PAD a décidé de passer au scanning 100% dans le cadre de la sécurisation phase 3, avec l’aval de son conseil d’administration. Une mission de police et de sécurité portuaire consacrée par le décret du 24 janvier 2019 portant réorganisation du PAD. Alors à quoi renvoie le projet de sécurisation du port de douala Bonaberi entamé depuis 2019 par l’autorité portuaire de Douala ? L’on note : Une sécurisation physique par une barrière périmétrique; Une surveillance par les hommes (près de 500 jeunes recrutés et formés);Une surveillance par les animaux: une brigade canine a vu le jour à travers la signature d’une convention en janvier dernier; Une surveillance par les équipements avec la vidéo surveillance, le pesage des marchandises et tout récemment le scanning à 100% des cargaisons.
Il est important de rappeler que le port de Douala est une frontière maritime et qu’il a les mêmes défis sécuritaires que les aéroports.
Dans les aéroports, les passagers passent par un scanning opéré par les ADC, puis par un autre scanner de la douane si nécessaire. C’est le même système qui est en cours au port de Douala depuis janvier 2026.Alors, pourquoi les gens crient-ils au scandale ? Pourtant le PAD s’arrime simplement aux normes internationales.
Paul Fils Eloundou










